Comment nos villes peuvent-elles se servir de la nature pour faire face aux canicules ?


Comment nos villes peuvent-elles se servir de la nature pour faire face aux canicules ?

Comment nos villes peuvent-elles se servir de la nature pour faire face aux canicules ?

Lors des épisodes de fortes chaleurs qui pourraient être amenés à s’accentuer à l’avenir à cause du réchauffement climatique, nos villes ont plus du mal que les campagnes à les supporter. Les écarts de température entre une métropole et sa plus proche campagne peuvent atteindre 10°C un jour de canicule, résultat de l’effet d’îlot de chaleur urbain (le béton et le goudron absorbant la puissance du soleil, la diffusant sous forme de chaleur et, par conséquent, les températures des villes élevées longtemps après le coucher du soleil) ; plus une ville est organisée, comme la plupart des métropoles, plus elle piège de la chaleur. De même, la chaleur résiduelle des moteurs et autres équipements consommateurs d’énergie dans les transports, l’industrie et le refroidissement des locaux aggravent ce phénomène.  

D’après une étude publiée en juillet 2019 par la revue scientifique PLOS ONE, et menée par des chercheurs de l’université ETH Zurich, indiquait que 8 villes sur 10 connaîtront une évolution forte de leur climat d’ici 2050. Le réchauffement est donc, particulièrement important dans les villes confrontées à une hausse des températures. 

Le recours à l’utilisation des climatisations ne peut qu’aggraver la situation à long terme : 

Plus la planète se réchauffe, plus les villes ont besoin de nouveaux moyens pour faire baisser les températures urbaines et protéger leurs habitants.  

Se servir des climatiseurs pour refroidir nos villes paraît utile mais il reste qu’une solution standard à ce problème qui engendrera plus de mal à long terme. En effet, la chaleur prise dans le bâtiment par le climatiseur est rejetée dehors ; cette méthode de refroidissement, significativement énergivore, aggrave alors le réchauffement climatique ; selon l’ONU, le nombre d’appareils de refroidissement utilisés devrait passer de plus de 3,6 milliards actuellement à 9,5 milliards d’ici 2050 sachant que si les climatiseurs étaient fournis à tous les ménages qui en ont besoin, et pas seulement à ceux qui ont les moyens de se les procurer, 14 milliards d’appareils de refroidissement seraient en service d’ici 2050, par conséquent, les émissions de gaz à effet de serre atteindraient des sommets. 

La re-végétalisation des villes, solution durable pour lutter contre les îlots de chaleurs urbaines : 

La végétation possède un pouvoir de climatisation véritable. Non seulement elle crée de l’ombre, mais surtout, elle rejette de la vapeur d’eau, et donc rafraîchit, grâce au mécanisme de la photosynthèse. Une étude anglaise de 2007 a ainsi montré que 10% de couverture végétale en plus est capable de limiter la hausse des températures de près de 4 degrés. 

La réintroduction de la végétation a bien sûr un autre bienfait immédiat : l’amélioration de la qualité atmosphérique. L’OMS estime qu’à travers le monde 7 millions de personnes décèdent chaque année des effets de la pollution de l’air, qui serait à l’origine d’un décès sur 40 dans les pays développés. Pour garantir une qualité de l’air optimale, l’OMS préconise de planter 1 arbre pour 3 habitants, et 10 à 15 mètres carrés d’espace vert par habitant. 

En outre, re-végétaliser nos villes a d’autres effets bénéfiques sur notre bien-être. De plus en plus d’études démontrent comment la nature peut intervenir dans le sens d’améliorer la qualité de notre vie, que ce soit en termes de santé physique ou psychique (réduction de la fatigue et du stress, amélioration de la concentration, contribution au développement cognitif chez les enfants, etc.). 

Rédigé par Samah Najmi

Write a Message

Your email address will not be published.

Related Posts

Enter your keyword