Hommage : Zaha Hadid, l’architecte magicienne des courbes


Hommage : Zaha Hadid, l’architecte magicienne des courbes

Hommage : Zaha Hadid, l’architecte magicienne des courbes

« Je suis une femme et je suis une arabe. Être une femme arabe et une architecte moderne ne s’excluent certainement pas – quand je grandissais en Irak, il y avait beaucoup de femmes architectes. Mais vous ne pouvez pas imaginer l’énorme résistance à laquelle je me heurte juste parce que je suis arabe, et par-dessus cela, une femme. Être une arabe et une femme, est une épée à double tranchant. Au moment où ma féminité est acceptée, mon arabité semble devenir un problème. J’ai brisé les barrières mais ce fut un très long combat. »

Zaha Hadid

Qui est Zaha Hadid ?

Zaha Hadid, surnommée la « reine des courbes », née le 31 octobre 1950 à Bagdad, est une architecte et urbaniste irako-britannique. Elle étudie les mathématiques à l’université américaine de Beyrouth avant de se rendre à Londres en 1972 pour s’inscrire à l’école d’architecture de l’Architectural Association, où ses idées out of the box ont fait sensation.  

À la sortie de ses études, elle travaille à l’Office for Metropolitan Architecture, une agence d’architecture basée à Rotterdam, aux Pays-Bas, où elle œuvre aux côtés de son fondateur Rem Koolhass. Naturalisée citoyenne du Royaume-Uni, elle ouvre son propre cabinet d’architecture à Londres sous le nom Zaha Hadid Architects en 1980.

Elle commence ensuite sa carrière d’enseignante en architecture, d’abord à l’Architectural Association, puis, au fil des ans, à la Harvard Graduate School of Design, à l’Université de Cambridge, à l’Université de Chicago, à la Hochschule für bildende Künste de Hambourg, à l’Université de l’Illinois de Chicago et à la Columbia University.  

Elle nous quitte le 31 mars 2016 à Miami suite à une crise cardiaque en laissant derrière elle un héritage architectural unique qui continuerait toujours à inspirer les générations à venir.

Défis de carrière :

Sa carrière d’architecte met un certain temps à débuter avec une réputation reposée en grande partie sur son travail d’enseignement et de peintures imaginatives et colorées qu’elle réalise dans des bâtiments.

En 1988, Zaha Hadid est choisie pour exposer ses dessins et ses peintures comme l’une des sept architectes choisis pour participer à l’exposition « Deconstructivism in Architecture » organisée par Philip Johnson et Mark Wigley au Museum of Modern Art de New York.  

Durant le début des années 1980, ses projets originaux et novateurs sont jugés difficiles à construire et sont restés non réalisés dont les plus ambitieux sont Peak à Hong Kong en 1983 et un opéra à Cardiff, au Pays de Galles en 1994 ; ce dernier projet est choisi comme le meilleur par le jury du concours, mais le gouvernement gallois refuse de le payer.

Toutefois, elle arrive à réaliser son premier projet de construction, la caserne de pompiers Vitra en Allemagne en 1993. L’achèvement de ce projet conduit à une invitation à construire une autre caserne de pompiers à Weil Am Rhein et à son entrée dans la pratique professionnelle.  

« C’était une grande architecte, une merveilleuse femme, et une merveilleuse personne. Et elle a tracé son chemin comme seule une femme aurait pu le faire. »

Richard Rogers, le concepteur du centre Pompidou (Beaubourg) à Paris

Réalisations architecturales et prix :

Étant une figure importante du courant déconstructiviste et l’une des plus grandes architectes de son temps, Zaha Hadid réalise des œuvres qui façonne et transforme des espaces et des paysages dans le monde entier.

Après son ouvrage, la caserne de pompiers Vitra en Allemagne en 1993, elle fait preuve d’une créativité peu commune qui se débarque des schémas architecturaux classiques et enchaîne la construction de plusieurs œuvres emblématiques dans de nombreux pays du globe tels que : la station de tramway d’Hoenheim à Strasbourg (2000), le tremplin de saut à ski d’Innsbruck en Autriche (2003), le Centre culturel Heydar-Aliyev à Bakou en Azerbaïdjan (2007), le Musée Mobile Art à Paris (2008), Museum of XXI Century à Rome (2009), l’opéra de Canton en Chine (2010), Musée national des arts à Rome (2010), la Tour CMA-CGM de Marseille (2011), le Centre aquatique de Londres (2012), le bâtiment Pierresvives à Montpellier (2012) et Le Havenhuis du port d’Anvers en Belgique (2016) qui était le dernier ouvrage architectural de son vivant.

« Si originale qu’il n’y avait personne comme elle. Elle bâtissait au sein de son propre monde. »

Graham Morrison, un collègue architecte

Rédigé par Samah Najmi

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