Immobilier de bureau à Casablanca : un changement de tendance


Immobilier de bureau à Casablanca : un changement de tendance

Immobilier de bureau à Casablanca : un changement de tendance

Après des années marquées par la dominance de la location de l’immobilier de bureau, aujourd’hui la tendance s’inverse ; plusieurs entreprises optent pour l’acquisition et ainsi l’achat a davantage la cote.  

Lors d’une conférence de presse dans ses locaux, le lundi 20 juin, Carré Immobilier, un spécialiste du secteur immobilier, a présenté les résultats de son étude sur l’immobilier d’entreprise à Casablanca. L’enquête a été administrée en ligne du 10 mars au 8 mai 2022, auprès de 226 professionnels. Ces derniers s’agissaient des entreprises composées à 80% de TPME et à 20% de grandes entreprises. De plus, 57% des entreprises sondées étaient actives dans le secteur des services, 13% dans le commerce et 30% dans l’industrie, sachant que 93% de la totalité de ces entreprises ont leur siège à Casablanca. Ces pénalistes ont été interrogés sur 3 items : les recherches de locaux d’activité à Casablanca lors des 3 dernières années ; les projets de recherche de locaux d’activité à Casablanca pour les 3 prochaines années et la perception de l’offre en immobilier d’entreprise à Casablanca. 

« L’objectif de cette enquête était réellement de regarder les besoins des utilisateurs. Nous nous sommes donc focalisés sur la demande et avons examiné la manière dont ils percevaient l’offre de l’immobilier d’entreprise à Casablanca », explique William Simoncelli, directeur et fondateur de Carré Immobilier. 


Les résultats de cette enquête : 

  1. Une demande incertaine :  

Plus de la moitié (52%) des entreprises sondées infirment avoir recherché des locaux d’activité à Casablanca au cours des trois dernières années, dont 75% indiquent que ces recherches concernaient plus particulièrement des locaux ; les TPE et les PME ont été plus actives en la matière, soient respectivement 53% et 54% à affirmer avoir recherché des actifs immobiliers professionnels contre 41% des Grandes Entreprises. 43% des biens recherchés étaient destinés à la création des entreprises, 20% à l’extension d’entreprises et 37% à la relocalisation. Quant à la segmentation par secteur d’activité, elle ne fait pas ressortir aucune tendance significative. 

  1. Des superficies modérées : 

Principalement, 60% des recherches de locaux se focalisaient sur des surfaces inférieures à 300 m² alors que 64% de celles des terrains concernaient des surfaces inférieures à 3000 m². La demande des TPME est particulièrement de petites surfaces : 45% de leurs recherches portaient sur des locaux de moins de 100 m² alors que l’intérêt des PME se focalisaient plus sur des superficies de 100 à 600 m² (65%). 

Toutefois, les recherches de superficies plus grandes sont plus répandues dans les secteurs de l’industrie et du commerce ; celui du commerce présente une demande particulièrement importante de superficies allant de 300 à 600 m² (30%). 

  1. Une offre inadaptée et des besoins inassouvis : 

Sur le volet offre, les entreprises sondées font preuve d’un niveau mitigé de satisfaction. En effet, 47% de l’échantillon jugent que l’offre du marché n’est pas suffisamment adaptée et 7% la trouvent pas du tout adaptée dont les entreprises industrielles sont les moins satisfaites (56%) ; ceci peut être l’une des raisons pourquoi tant de projets initiés ces trois dernières années n’ont pas abouti.  

Par ailleurs, l’étude ressort que l’inadaptation de l’offre est relative dans un premier lieu, avec les coûts trop élevés tant pour les professionnels recherchant des locaux que des terrains, dans tout secteur et pour n’importe quelle taille d’entreprise. Les problèmes de stationnement ou la mauvaise accessibilité font aussi partie des facteurs de l’inadéquation de l’offre casablancaise en matière d’immobilier de bureau. 

Résultat de cette enquête, le volume de la demande stagne, les besoins sont en évolution alors que l’offre n’est plus adéquate avec l’évolution des attentes des entreprises ; ce, est alors un phénomène qu’il faudra prendre en considération pour éviter d’être confronté au syndrome des « bureaux vides » dans la capitale économique ! 

Source : Rapport de l’enquête effectuée par Carré Immobilier

Rédigée par Samah Najmi

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