La Smart City : pour un urbanisme plus vivable


La Smart City : pour un urbanisme plus vivable

La Smart City : pour un urbanisme plus vivable

Dans un monde évolutif, nos villes changent et devient de plus en plus intelligente afin de rendre l’urbanisme de demain plus vivable que celui d’aujourd’hui.

Le monde où on vit aujourd’hui, évolue rapidement et avec lui, les modes de vie des citoyens. La population augmente à un rythme rapide et, dans les années à venir, elle sera plus importante que jamais. Parallèlement, l’urbanisation progresse rapidement et les villes prennent de plus en plus d’importance ; les Nations unies prévoient que d’ici 2050, jusqu’à 70 % de la population mondiale vivra dans des villes alors que déjà plus que 55% vit dans des villes.
La question devrait alors passer de “ Dans quelle ville peut-on mieux vivre ? ” à “ Comment bien vivre par millions dans la même ville ? “   

C’est dans ce contexte qu’émergeait le concept « Smart city« , aussi appelée « Ville Intelligente« .

La naissance du terme “Smart City” :

La Smart City fait partie d’une grammaire urbaine ayant une longue histoire qui remonte aux années 1970. D’une origine fondamentalement nord-américaine, elle désigne l’ensemble des postures, modèles et façons de penser et de concevoir l’urbain.

Dès le début des années 2000, ce terme est devenu une tendance et un synonyme de modernisation dans le monde à l’issu de l’émergence des nouvelles technologies ou NTIC, l’urbanisation exponentielle et les différents maux que les villes subissent (surpeuplement, mauvaise gestion des territoires urbains, non-conformité des habitats avec les normes hygiène et sécurité, pollution, gaspillage des ressources d’énergie et autres).

Le concept de la “Smart City” est toujours au cœur de transformation :

Généralement, une Smart City peut être définie comme une ville qui utilise les technologies de l’information et de la communication pour accroître son efficacité opérationnelle, partager des informations avec le public et améliorer à la fois la qualité des services publics ainsi que réduire leurs coûts et le bien-être des citoyens : c’est une ville dans laquelle tous les systèmes physiques (énergie, eau, déchets, trafic, etc.) et sociaux (soins de santé, éducation, gouvernance, etc.) sont connectés via des réseaux numériques pour permettre un contrôle et une gestion intelligents. Toutefois, la smart city ne se limite pas à ça.


« La Smart City est ainsi une ville structurée par la genèse, la collecte, la gestion et le traitement instantanés et automatisés du big data et des données urbaines produits en permanence par la technologisation des espaces et des réseaux urbains. »

Michael Batty, professeur à University College London

Tout au long de la dernière décennie, plusieurs débats et analyses académiques autour de la définition d’une Smart City ont donné lieu à quatre approches principales à distinguer :

  1. Une approche technique du numérique : elle conçoit la Smart City comme un moyen de rationalisation de l’urbain et de sa gestion à travers l’utilisation de la TIC.
  2. Une approche en sociologie des sciences et des techniques : elle voit en elle un mouvement de complexification de la gouvernance des villes née des effets non maîtrisés de la diffusion du numérique et de ses usages.
  3. Une approche plus centrée sur les habitants : elle tend à considérer la Smart City comme le lieu de renouvellement de la démocratie. Dans cette optique, planificateurs et chercheurs prêtent tout particulièrement attention aux « Civic Tech », dont l’objectif affiché est de renforcer le lien démocratique entre habitants et pouvoirs publics. Plus largement, il s’agit aussi de s’intéresser aux dispositifs participatifs rendus possibles par les outils numériques.
  4. Une approche critique : elle replace la Smart City dans les dynamiques de l’économie mondiale en suggérant que les projets qui en résultent participent à la pérennité d’un référentiel mondial.

L’Open Data en faveur de la Smart City :  

Les évolutions technologiques diffèrent d’un territoire à l’autre et d’une nation à la suivante en fonction des standards, des objectifs et des spécificités culturelles de chacun ainsi du degré de développement de chaque nation. Ce concept se traduit donc très différemment d’une ville à autre.

Toutefois, la Data reste le cœur battant de la Smart City peu importe dans quel pays cette ville se situe-t-elle. La logique des réseaux, la collecte et le traitement des données, l’évaluation et la mesure de leur potentiel et de leurs limites sont les facteurs qui conditionnent la performance de la Smart City.

Aujourd’hui le plus grand défi est celui de l’interopérabilité de la Data, à savoir l’accès et le partage de toutes les données via des formats standards comme les APIs (Application Programming Interface) ; il s’agit de rendre ces données disponibles dans un format lisible et facilement exploitable par les différents types d’acteurs.

Rédigé par Samah Najmi

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